Effets des variations climatiques sur les glaces des pôles et des glaciers

Origine des variations climatiques décénales dans l'hémisphère nord :

Les météorologues ont constaté depuis longtemps que les variations des écarts de pression atmosphérique moyenne au niveau de la mer entre l’Islande et les Açores, induisent, sur plusieurs dizaines d'années, des variations de phases climatiques. Ces variations sont connues sous le nom d’oscillation nord-atlantique (NAO), elles expriment les changements "typiques" et durable de la pression atmosphérique au niveau de la mer dans l'Atlantique Nord entre l’Islande et les Açores.

Quand les pressions atmosphériques sont beaucoup plus élevées que les moyennes saisonnières aux Açores et très basses en Islande, l'indice NAO est positif. Dans le cas contraire on parle d'indice négatif.

L’indice NOA varie comme les variations climatiques moyennes relevées dans l’hémisphère Nord.Incide poisitif: temps plus doux, indice négatif : temps plus frais.

Variations de l'indice NAO depuis 150 ans

La fin du 20ème siècle est dominée par des périodes qui privilégient les phases positives de l’indice NAO depuis le début des années 80. Ainsi 7 parmi les 10 valeurs les plus élevées de l’indice NAO des 150 dernières années ont été notées depuis 1980.Ces indices positifs élevés se sont produits pendant les décenies récentes pendant lesquelles les alarmistes du climat ont attribué (sans preuve) cette variation climatique ( naturelle ) au CO2 ( humain )...

Climat caractéristique d’un index ONA positif : Vents forts et rapides d'ouest-sud-ouest balayant l'océan Atlantique qui isole l'Europe du Nord des masses d'air polaire ou continental, ils apportent un climat d'influence océanique, avec des températures douces, mais aussi des tempêtes et des précipitations fréquentes sur le Nord de l'Europe. Plus au Sud le temps est doux et sec. De l'autre côté de l'Atlantique, les hivers sont rigoureux au Canada et plus chaud en Floride.

Conclusion : Une part importante du « réchauffement climatique » atmosphérique des années 80 et 90 dans l’hémisphère nord est incontestablement attribuable à l’Oscillation Nord Atlantique, sans qu’il soit nécessaire d’évoquer le CO2.

Températures de la basse atmosphère des régions de l'Arctique :

Les températures moyennes de ces zones ont été étudiée depuis 1951 par : BRIAN HARTMANN AND GERD WENDLER ( Geophysical Institute, University of Alaska, Fairbanks, Fairbanks, Alaska . Dernière publication en 2005.
"In Alaska, no gradual temperature increase can be observed over the last half of the twentieth century, for which time period homogeneous meteorological data exist."

"En Alaska aucune augmentation sensible de la température ne peut être observée dans la deuxième moitié du 21ème siècle, pour laquelle des données météorologiques homogènes existent"

Les 25 années qui ont précédé 1976 et celles qui ont suivi cette date ont vu un refroidissement des différentes régions climatiques à l'exception de l'Arctique

Explication : Le climat de cette zone a connu en 1976 une hausse brutale de sa température moyenne annuelle associée à deux phénomènes climatiques de l'océan Pacifique:

  • Renversement de phase du PDO (Oscillation Décennale du Pacifique)
  • Oscillation de El Nino

Depuis 1901 : Evolution de la température de différentes régions du Canada. Trois régions sont avec tendance à la baisse et deux à la hausse.Petit test: Si on vous demande que veux dire "température moyenne de ces cinq régions" que dite vous ? La zone Arctique se réchauffe t-elle ou se refroidit-elle?

Réponse: Une moyenne de température n'a pas de sens pratique !

La banquise Arctique ( glace de mer ):

Etude historique entre 1750 et 2002 des limites de la banquise arctique dans les mers adjacentes (mer du Groenland, mer de Barents) Source: Dmitry Divine et Chad Dick (Divine 2006).
"Le phénomène s'inscrit dans une tendance longue de la diminution de la banquise, de manière certaine depuis le début des mesures satellites en 1979 et de manière très probable depuis 100 ans."

 

Surface de la banquise Arctique en Avril, Juin et Août.(Divine 2006)

Plus récemment Polyac et al (2010) ont tenté de reconstituer a l'aide d'indicateurs l'évolution de la glace de mer en Arctique. Leur reconstitution depuis les années 1200 montre des variations séculaires importantes de la glace de mer.De 1500 environ à 1850 on note un développement de la glace de mer annuelle qui correspond à la période du petit âge de glace de Maunder. Puis après cette période froide, le réchauffement contemporain a débuté vers 1850 et se poursuit aujourd'hui. Cette tendance au réchauffement n'est évidemment en rien liée à la teneur en CO2 de l'atmosphère.

La courbe de droite pourrait laisser penser à des observateurs non avertis qu'avant 1940 les glaces étaient stabilisées depuis des lustres, nous venons de voir qu'il n'en a pas été ainsi. Ce genre de courbe est couramment utilisée pour sa toxicité intellectuelle lorsque l'on veut monter une fusion catastrophique des glaces provoquées par l'homme ( et par rien d'autre bien entendu...).

La réduction des glaces au pôle constatée actuellement et depuis environ 1850, ne peut être causalement et scientifiquement reliée à la teneur de l'atmosphère en CO2, car personne ne l'a encore fait aujourd'hui. Cependant certains font toujours des rapprochements hazardeux et des déclarations gratuites pour dire..."scientifiquement" le contraire et affirmer que la glace de mer disparaitra au pôle Nord en 2020 en septembre, à cause de l'homme!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reconstitution de la variation de la surface de la glace de mer au Pôle Nord  à gauche et zoom sur les dernières années, à droite. (Poliack 2010)

Commentaire : La période actuelle de réchauffement de l'eau de mer et de régression de la banquise débute vers 1850 et  il semble bien qu'il en ait eu d'autres dans les siècles précédents. Il est donc peu probable que l'industrialisation sur Terre soit,  à ces époques reculées, la cause de ces variations de la surface/épaisseur de la glace de mer Arctique. Et il ne faut pas une fois encore argumenter sans preuve du fait que le "réchauffement anthropique sans précédent accélère" la fonte de la banquise !

Cette régression pluridécénale de la banquise ( glace de mer) ne peut pas s'expliquer par les variations de la température moyenne annuelle de la basse atmosphère. Il faut donc trouver la vraie raison de ces variations de la surface moyenne de la banquise Arctique.Le relevé ci-dessous par exemple montre que dans cette région Arctique  il faisait un peu plus chaud dans les années 30 qu'aujourd'hui !

Les relevés de température dans l'ile de Jan Mayen, entre l'Islande et le Spitzberg, montrent clairement qu'aucun réchauffement moyen de la basse atmosphère ne peut être détecté dans cette région...alors que la glace de mer annuelle tend à se réduire.

Variations à long terme de la moyenne annuelle de la température de l’eau provenant de l’Atlantique Nord, relevées par de nombreuses stations de la zone Arctique (Polyakov et al 2004)

Les auteurs remarquent que ces variations sont dominées par une oscillation basse fréquence ( LFO) de 50-80 années . Les températures qui furent élevées dans les années 1930-40 puis plusfroides dans les années 1960-70.

 Observations directes de la glace de mer:

En 1817 le Président de la Royal Society de Londres déclarait le 20 novembre 1817 :

« Il n'y a aucun doute que le Seigneur nous montre qu'un changement climatique considérable, actuellement inexplicable, s'est produit dans les régions circumpolaires. Le froid sévère qui avait duré pendant les derniers siècles avait fait disparaître les mers de ces régions des hautes latitudes nord sous une barrière impénétrable de glace, ceci s'est depuis deux années fortement transformé...
...ce qui démontre amplement que de nouvelles sources de chaleur sont à l'action et nous donnent à espérer que les mers Arctiques pourraient bientôt être plus accessibles qu'elles ne l'ont été dans les siècles passés. Cette découverte est en soit non seulement intéressante pour l'avancement des sciences mais facilitera les communications et le commerce avec les pays éloignés. »
President of the Royal Society, London, to the Admiralty, 20th November, 1817


"It will without doubt have come to your Lordship's knowledge that a considerable change of climate, inexplicable at present to us, must have taken place in the Circumpolar Regions, by which the severity of the cold that has for centuries past enclosed the seas in the high northern latitudes in an impenetrable barrier of ice has been during the last two years, greatly abated.
(This) affords ample proof that new sources of warmth have been opened and give us leave to hope that the Arctic Seas may at this time be more accessible than they have been for centuries past, and that discoveries may now be made in them not only interesting to the advancement of science but also to the future intercourse of mankind and the commerce of distant nations."
President of the Royal Society, London, to the Admiralty, 20th November, 1817

En 1922 on allait à la voile par 81°29', un record, pour l'époque : Voir le rapport du capitaine => 1922 spitzberg.pdf . Le capitaine avait relevé une température plus élevée de l'eau et l'attribuait aux variations thermiques du "Gulf Stream", pas au CO2 ...

Position du voilier de l'expédition scientifique Norvégienne en 1922...

à l'intérieur du périmètre dit de "limite des glaces de mer permanentes".

« Les changments de l'Arctique . »
Traduction du texte, ci-dessus en anglais de George Nicolas Iftt, Consul Américain à Bergen, 10 octobre 1922.
« Des rapports de pêcheurs, de chasseurs de phoques et d'explorateurs qui ont navigué à la voile au large du Spitzberg et dans l'Est Arctique, signalent tous un radical changement des conditions climatiques, avec de hautes températures, jusqu'à présent inconnu à la surface de la Terre.
En août 1922 la Département Norvégien du Commerce à envoyé une expédition au Spitzberg et dans l'est Arctique, conduite par Adolf Hoel géologue à l'université de Christiania....
....Les observations océaniques ont été des plus intéressantes. Les conditions de la glace de mer étaient exceptionnelles. En fait aussi peu de glace n'avait jamais été notée antérieurement ...
... Le Dr. Hoel rapporte qu'il a fait une étude par sondage d'une coupe du Gulf Stream à la latitude de 81° nord, jusqu'à une profondeur de 3100 mètres. Ces sondages ont montré que le "Gulf Stream" était très chaud et il a pu être suivi comme un courant de surface au-delà de 81° Nord. La chaleur des eaux rendent probable que ces conditions favorables de la glace de mer perdure un certain temps. »

Observations du capitaine Martin Ingegrigtsent :
« Le capitaine Ingegrigtsent dit qu'il a été le premier à remarquer en 1918 un réchauffement climatique et que depuis cette époque ce réchauffement s'est accéléré de telle façon que maintenant la région Arctique n'est plus la même que pendant la période 1861-1917. »
« Le changement de température a aussi entrainé un grand changement dans la faune et la flore Arctique » ... Cela cependant n'a pas surpris le capitaine qui fit remarquer que si antérieurement les eaux au large du Spitzberg étaient durant l'été de 3°C, cette année on enregistrait 15°C et que l'hiver dernier l'océan Arctique n'a pas gelé bien au Nord du Spitzberg. »
« Beaucoup de repères maritimes ont changé au point de ne plus être identifiables. Là où il y avait dans le passé de grandes masses de glace, on trouve aujourd'hui des moraines et des accumulations de terre et de pierres. En beaucoup d'endroits les glaciers qui antérieurement se développaient loin dans la mer, ont entièrement disparus. »

On croit rêver ( un cauchemar pour les réchauffistes...) ??????.... On a déja entendu cela,... hier à la télé !

Oui ces rapports ne sont pas de 2010, mais bien de 1922...bientôt un siècle : Quoi de nouveau au Pôle ?

Commentaire:  Ces constats de 1918 à 1922 publiés en novembre 1922  dans la  Monthly Weather Revue, ne peuvent être suspecté de fausseté,au contraire ils transpirent l'honêteté de leurs auteurs qui ont été surpris d'observer ce réchauffement climatique. Ce réchauffement climatique régional de l'Arctique en 1922 est provoqué par des températures plus élevées de la dérive Nord Atlantique du Gulf Steam, comme semble le reconnaitre clairement les rapports de l'époque et non pas par une température plus forte de la basse atmosphère !

Par rapport à ces observations impressionnates du réchauffement climatique régional de 1922, le "réchauffement catastrophique" observé au Pôle Nord dans les années 2006 et 2007, ... fait bien pâle figure ! En tout cas les variations de la quantité de glace en Arctique ne peuvent pas être mises uniquement sur le compte du "réchauffement anthropique".

Encore une fois le GIEC nous dit ce qu'il veut bien dire...mais la vérité ( tout simplement observée) est que des réchauffements de l'Arctique  plus rapides et plus intenses qu'actuellement ont bien eu lieu dans le passé, ne serait-ce qu'en 1918-1922 , ainsi qu'en 1817! Et sans la participation du CO2 anthropogénique !

 Encore une fois la qualité des déclarations du GIEC est mise clairement et indubitablement en faute: Ou il ne sait pas, ou il ne veut pas savoir...dans les deux cas c'est pitoyable pour des gens qui se drappent de "science" !

Observations de sous-mariniers:

En 1959 un membre d'équipage du sous-marin Skate qui fit surface au Pôle Nord en été puis l'hiver suivant déclara : « Nous fîmes surface au Pôle Nord durant l'hiver en traversant une fine épaisseur de glace de moins de 60 centimètres.Nous avons trouvé des zones de mer libre de glace près du pôle en été et en hiver" »

Le sous-marin USS Skate au Pôle en hiver 1959. (US Navy Photo)

Au mois de mai 1987 on émergait à nouveau en sous-marins au pôle Nord partiellement libre de glaces ( donc peu après le maximum hivernal des glaces, le minimum des glaces au pôle est en septembre) : Cette photo a été prise en 1987 lors d'un rendez-vous très précisément situé au pôle Nord. Elle est signée par les commandants des trois sous marins HMS Superb, USS Billfish et USS Sea Devil. On aperçoit les taches bleues de la mer partiellement libre de glace.

Rencontre de sous-marins au pôle Nord en 1987 ... au mois de mai ! (US Navy Photo)

Cette photo n'aurait pas pu être prise au mois de mai 2010, car il y avait 100% de glace au pôle !

Commentaire : Cette nouvelle observation directe et toute simple llustre encore puissament que les variations des phènomènes climatiques ( et ici océaniques ) régionaux n'ont rien à voir avec un "réchauffement dit global" !

Ces observations ne nécessitent aucun modèle numérique sur ordinateur, ni aucune compérence scientifique particulière, pour tout simplement constater que rien de bien nouveau se passe au Pôle Nord !

( Voir Université de Illinois ci-dessous, l'évolution de la glace de mer des pôles Nord et Sud depuis 1987. )

Les satellites:

Les relevés satellites de Japan Aerospace Exploration Agency ( disponibles depuis 2002 ) montrent ci-dessous que la surface de glace de mer du pôle Nord se réduisait effectivement en septembre sur la période réduite d'observation de 2002 (début des mesures ) à 2007, se reconstitue actuellement!

La quantité de glace de mer est directement liée d'abord aux variations de temprérature des courants marins océaniques ( ici: La dérive Nord Atlantique du Gulf Stream), puis à l'ensoleillement saisonnier.

 

Les dents de scie visibles en janvier février (par exemple ) sont causées uniquement par les variations des apports calorifiques variables des eaux de l'Atlantique , car l'air en surface est bien en dessous de zéro comme le rappelle ci-dessous la courbe des températures relevées au pôle Nord.

 

 

Variation de la température atmosphèrique moyenne au pôle Nord au cours de deux décennies.

 

On remarque que la température reste la plupart du temps en dessous de zéro alors que la surface de la glace de mer se réduit ou augmente au printemps. Ceci met en évidence le rôle essentiel de la température des courants marins dans le processus d'évolution de la glace au pôle Nord.

Une contribution thermique des volcans sous marins de l'Arctique ?

Une mission scientifique menée par Robert Sohn du Woods Hole Oceanographic Institution, Massachusetts a observé (Nature June 2008) l’activité des volcans sous marins de la dorsale océanique Gakkel sous l’Arctique. La mission à observé que d’importantes éruptions pyroclastiques (explosives) sont possibles à des profondeurs de 4000 mètres. Ils ont relevé notamment un cratère de 2 kilomètres de diamètre entouré de dépôts pyroclastiques non consolidés. Cette chaine volcanique de 1800 Km de long comporte des volcans de 2500 mètres de hauteur pointant sous la surface à 2300 mètres ( W.Jokat A.Wegener Institute). La découverte récente de ces volcans est étonnante car la divergeance de la dorsale est une des plus lentes connues: environ 1 centimètre par an.

 

Situation de la dorsale Gakkel

Cette observation remet en cause la compréhension de l’activité volcanique des dorsales profondes pour lesquelles des éruptions violentes étaient exclues en raison des pressions exercées à ces profondeurs de 3 à 4000 mètres.

Une activité magmatique et hydrothermale intense est aujourd'hui connue sous la calotte Arctique.

L’activité volcanique sous marine importante et variable de l’Arctique doit donc certainement contribuer à la variation séculaire de la calotte glaciaire et pourrait expliquer aussi les à coups brutaux de fusion ou de solidification de la glace observés par les satellites.

 University of illionois the cryosphere today

Vous voyez aisément sur ces photos satellites que les glaces du printemps 2010 ne sont pas en réduction.

C'est encore plus net au mois d'août ! ( 2007/2009)

 

Glaces de mer totales aux Pôles Nord, Sud et Total par le National Snow and Ice Data Center - University of Colorado .Il y a certe une légère tendance à la réduction des glaces de mer en Arctique,mais pas du tout en Antarctique.Cependant cette tendance doit être évaluée sur plusieurs siècles et il ne pas se tromper sur les causes à l'origine de cette tendance.Ce graphique montre clairement que s'il y a une legère réduction des glaces en Arctique depuis 15 ans, la réduction totale des glaces est négligeable dans une perspective de variation séculaire.

 

Oscillation du Courant océanique Nord Atlantique:

La NASA a annoncé en 2007 que " Les évolutions décennales habituelles des courants de l'Océan Arctique sont largement responsables des variations climatiques de l'Arctique que nous observons ( que nous sommes capables d'observer) depuis plusieurs années. Ces modifications périodiques des courants océaniques induisent localement des réchauffements ou des refroidissements"

La dérive Nord Atlantique du Gulf Stream qui remonte vers l'Arctique varie ( Oscille ) en débit et température depuis des siècles avec une période de 10 à 20 années. Ses effets thermiques sur la glace de mer ( dont l'épaisseur varie de 4 à 2 mètres) sont donc consécutivement variables.

  

La figure gauche montre une augmentation du flux  et de la température de l'eau du Gulf Stream , passant sous la glace de  l’océan Arctique. La réduction de l'épaisseur actuellement ( en 2007, à droite) constatée des glaces de mer est provoquée par un flux plus intense d’eau plus chaude provenant de l’Atlantique Nord ( Polyakov et al.,2002). On remarque que la glace est plus claire donc moins épaisse sur le trajet principal du Gulf Stream. Ce mécanisme est bien connu sous le nom d’oscillation  de la dérive Nord Atlantique, c'est un phénomène naturel.

Relevé des fluctuations de la température de l'eau de surface en Atlantique Nord. Ces variations entrainent des variations de fusion de la glace de mer au Pôle Nord.(source:NASA)

Ce graphique qui compare la surface à l'épaisseur des glaces de mer montre clairement que de 1999 à 2001 les glaces étaient plus épaisses que de 2007 à 2010, alors que leur surfaces étaient semblables ce qui ne peut s'expliquer que par un effet thermique de l'eau sous la banquise et pas du tout par un réchauffement de l'atmosphère. Notons que depuis le point bas de 2007 l'épaisseur de glace se reconstitue.

 

Evaluations récentes du volume de glace arctique. On remarque une tendance à la réduction du volume de glace, notamment provoquée par un apport calorifique sous la banquise par l'eau périodiquement plus chaude du Gulf Stream.

Certains utilisent cette courbe et la prolongent naïvement pour "prédire" avec force ...la disparition totale de la glace de mer en été en 2020, ils appellent cela faire de la science ! Ont-ils tracé cette courbe depuis par exemple deux siècles, non car c'est impossible...mais ce n'est pas une raison pour faire preuve de myopie...

Par ailleurs le pôle est influencé par les courants marins du Pacifique qui oscillent également ( Pacific Decanal Oscillation) et le graphique ci-dessous montre leur influence sur la température atmosphérique moyenne de l'Arctique. Selon le professeur Don Easterbrook de la Western Washington University on peut observer des corrélations entre les océans et la température mondiale. Les océans se réchauffent et se refroidissent de manière cyclique. Le plus important de ces cycles est l'oscillation décennale du Pacifique (PDO).

Pendant une grande partie des années 1980 et 1990, l’Océan Pacifique a été dans un cycle positif, c’est-à-dire plus chaud que la moyenne. Et les observations ont montré que les températures mondiales étaient plus élevées.

Mais au cours des dernières années, le Pacifique a perdu de sa chaleur et a commencé à se refroidir.

Variations de température : OUI , mais réchauffement : NON ! Comme le montre ( à nouveau ) la moyenne des variations de température atmosphérique sur un siècle !

Variation de la température atmosphérique moyenne de l'Arctique ( en rouge ), mise en regard avec avec les  oscillations décénales du Pacifique et de l'Atlantique limitrophes ( PDO + AMO ) ( en bleu ) pendant le siècle dernier.(Pour mémoire en vert la variation du CO2 annoncée par le GIEC.)

Variations du courant (dérive)  Nord Altantique ( branche Nord Atlantique du Gulf Stream):

En 2007, l'océanographe Fiamna Straneo constate: Les dernières variations du courant océanique Nord Atlantique ont apporté de plus grandes quantités d'eau subtropicale ( plus chaude ) jusqu'au hautes latitudes. Une équipe de scientifiques conduite par Fiamma Straneo spécialiste en océanographie physique à la Jack Cook, Woods Hole Oceanographic Institution, a constaté que les eaux subtropicales atteignent les glaciers du Groenland et dirigent ainsi leur fusion et probablement sont également responsables d'une accélération de la perte de glace.

Recent changes in ocean circulation in the North Atlantic are delivering larger amounts of subtropical waters to the high latitudes. A research team led by Fiamma Straneo, a physical oceanographer at (Jack Cook, Woods Hole Oceanographic Institution), found that subtropical waters are reaching Greenland's glaciers, driving melting and likely triggering an acceleration of ice loss.

Les variations de la température moyenne de l'Arctique, sont conditionnées par les variations de la température des courrants marins ce qui a logiquement un rôle direct sur l'abondance de la glace de mer. Ces variations de la température de l'eau de  l'Arctique qui se produisent depuis des centaines de siècles, n'ont rien à voir avec un prétendu réchauffement climatique, causé par l'homme ! La science d'aujourd'hui ne possède d'ailleurs qu'une connaissance très approximative de la dynamique variable de ces courants.

Détail de la circulation des courants marins de l'océan Arctique (illustration Jayne Doucette, WHOI )

Il faut constater que le courant Nord Atlantique qui arrive "chaud", ressort de l'Océan Arctique "froid". Le courant chaud en faisant fondre la glace s'est refroidit. La quantité de glace au pôle dépend du bilan calorifique entre les eaux entrantes et sortantes. La température de l'air en surface n'y est pour rien, d'autant plus qu'elle est la plupart du temps inférieure à zéro degrè. 

Températures de l'eau relevées en surface aujourd'hui sur l'océan Arctique,notez la remontée du courant chaud du Gulf Stream le long des côtes Norvégiennes (pas de banquise) et parallèlement la descente du courant froid le long du Groenland "Denmark stream" qui vient du pôle ( présence de banquise).La vitesse et la température de ces courants conditionnent, à eux seuls, la quantité de glace de mer dans la zone.

Que disent les modèles numériques du GIEC ?

Les modèles numériques officiels qui prévoyaient une disparition de la glace de mer pour 2100, sont en désaccord avec les observations depuis environ 20 ans, comme le montre le graphique ci-dessous: En bleu l'enveloppe des "prédictions" des modèles numériques du GIEC et en rouge les observations: La divergeance est totale ! Les modèles sont faux et n'ont rien vu venir ! Ceci démontre clairement que la théorie sur laquelle fonctionne les modèles , n'est PAS LA BONNE THEORIE!

Autrement dit, les causes des variations ne sont pas celles auxquelles le GIEC pense !

 

 

Etendue de le glace de mer en septembre en ARCTIQUE: Divergence considérable entre les "prédictions" des modèles numériques officiels du GIEC avec les observations.

Cette confrontation des résultats des modélisations sur ordinateur aux observations montre clairement que les modèles sont faux, car ils ne prévoient rien, même à court terme !

Mais cela ne désarme pas ces "scientifiques" car maintenant ils prédisent maintenat une disparition de la glace de mer en septembre vers 2020 ! Bien sur ! Pour "prédire" cela, quoi de mieux qu'une simple et hazadeuse extrapolation !

Nouvelle prévision :Disparition de la glace de mer en septembre 2020, en extrapolant cette courbe !

Heureusement 2020...c'est bientôt et bientôt... il faudra certainement réviser cette extrapolation naïve qu'aucun raisonnement scientifique ne supporte comme le prouve la fausseté des modèles numériques du GIEC .

 Exemple ci-dessous de désinformation médiatique et politique actuelle : Qui manipule qui ?

 

Image JAXA du 10 septembre 2007  et position du glacier.

 

 

 

 

 

 

 

Visite de la "preuve" du réchauffement climatique global le 10 septembre 2007, par notre (ex)Ministre Jean-Louis Borloo à Ilulissat (glacier Kangerlua) au Groenland, en compagnie du médecin spécialiste de nutrition et de biologie du sport Jean Louis Etienne. Ce glacier est connu depuis au moins l'année 1800 comme étant l'un des principaux fournisseurs d'icebergs de l'Arctique. Ce que l'on a fait voir au ministre n'est en aucune façon une preuve de réchauffement global, au mieux une variation thermique régionale dont le débit du glacier en est la traduction! 

 Cliquez ici pour un autre exemple remarquable de désinformation par climatomancie informatisée...

Conclusion pôle Nord :
La surface de la glace de mer du Pôle nord oscille depuis une éternité ( mais nous sommes capables de la mesurer correctement que depuis 30 ans ). Depuis 2007 la tendance est plutôt à l'augmentation de la surface malgré la croissance anthropique du CO2 atmosphérique !

L'oscillation du courant océanique nord Atlantique joue un rôle majeur dans les variations de la surface moyenne de la banquise Arctique, en apportant, sous la glace de mer, une eau plus ou moins chaude.

 

Antarctique

La température moyenne de la basse atmosphère ainsi que les températures moyennes d'été et d'hiver de l' Antarctique sont stables au moins depuis 1958 !

Les pertes de glace ( compensées par des accumulations sur le continent) ne peuvent être attribuées qu'à la température des courants marins longeant les côtes du continent Antarctique : Phénomène similaire à celui du Pôle Nord.

La température de la basse atmosphère, relevée au pôle Sud est stable, au moins depuis 1957 !

Les courbes de quantité de glace de mer en Antarctique sont depuis deux ans  supérieures

à la moyenne des courbes 1979 à 2000 ! ... L'Antarctique fond t-il  ?????


Conclusion pôle Sud:
Constat d'une stabilité évidente des températures de la troposphère au pôle Sud, malgré le CO2 atmosphérique croissant.
Si la surface de la glace de mer varie en certains endroits, la quantité de glace de mer est, toute l'année ,supérieure à la moyenne 1979-2000.

La température moyenne de la basse atmosphère reste ce quelle a été depuis des dizaines de siècles : Bien inférieure à zéro degrès centigrade et donc sans aucun risque de fusion de la glace continentale.

 

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Détour par l'Himalaya:

 Le mea culpa du GIEC: De nombreux climatologues avaient signalé au GIEC, dès la publication de son "rapport pour décideurs  de 2007", l'incohérence de l'annonce de la disparition des glaciers Himalayien pour 2035. Ce n'est que de très nombreux mois plus tard et sous les protestations des glaciologues Indiens et du gouvernement de ce pays que le GIEC a admis une " faute de frappe", il et a dit "qu'il fallait lire 2350" !!!!!!!!

Cette attitude est à nouveau révélatrice des intentions cachées du GIEC, car si faute de frappe il y avait eu, il aurait été naturel  de l'admettre immédiatement ! Ce point, entre autres, illustre clairement les méthodes de "désinformation pour décideurs "que le GIEC pratique sans scrupule.       Giec mea culpae.pdf

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Détour par les glaciers Alpins: 

Au 18ème siècle durant le "petit age glaciaire" l'avancée des glaciers Alpins menaçaient encore de ruine beaucoup de villages.( Il avait donc fait plus chaud avant pour que les villages puissent s'installer, ce que ne veut pas reconnaitre le GIEC.).  Heureusement le réchauffement climatique régional, sensible au début du 19ème siècle s'est poursuivi ...jusqu'aujourd'hui ! Les galciers sont remontés, par à coups, dans leurs vallées, les villages sont moins menacés sauf  le village , actif au moyen âge, de Saint Jean de Pertuis dans la vallées du Val Veny en Italie qui est toujours sous la glace du glacier Italien de la Brenva !Il reste encore plus de 200 m de glace sur l’alpage du « Val à Bayer », sous la Mer de Glace à Chamonix et le petit village moyenâgeux de Tieffenmatten est encore enfoui sous le glacier de Z’mutt, au pied du Cervin, près de Zermatt, etc.Il faisait donc plus chaud qu'aujourd'hui lorsque ces villages et ces alpages étaient en activité !

Le graphique ci-dessous montre depuis 1870 l'évolution de quatre glaciers Alpins français.

 

La crue en 1971 1975 1981 enregistrée sur le front du glacier d'Argentière (photos R. Vivian)

 

Commentaire : On constate que ces glaciers ont tendance à régresser par à coups sous l'effet de variations climatiques régionales qui ont suivi logiquement une période antérieure, de plusieurs siècles, particulièrement froide .

 

Détour par les glaciers Autrichiens:

Encore une illustration de la fin du petit âge glaciaire : Le Glacier du Vernagtferner Tirol , Autriche.

Cette gravure de 1844 illustre la masse considérable de ce glacier au tout début du réchauffement qui a suivi le "petit âge glaciaire", vers 1850.

En 1884 une des toutes premières photographies montre qu'en 40 ans son recul a été très rapide.

Un siècle plus tard en 1998, sa vitesse de recul était déja considérablement ralentie.

Ces trois documents datés, du glacier de Vernagtferner, montrent à l'évidence que le "recul des glaciers" n'est que la conséquence d'un réchauffement sensible vers 1850 car, entre 1844 et 1884, personne ne peut dire que l'homme y soit  alors pour quelquechose !

Les deux documents suivant montrent que : OUI les glaciers continuent à reculer ...mais beaucoup plus lentement qu'à la fin du 19ème siècle ! Leur vitesse de recul est aujourd'hui lente et oscillante.

 

 

 

 

 

Détour par les glaciers Suisses:

Tout comme les autres glaciers Alpins, les glaciers Suisse avaient déja et franchement attaqué leur réduction avant les années 1890.Il ne faut pas être grand scientifique pour affirmer qu'à cette époque reculée la cause du retrait des glaciers ne pouvait pas être d'origine humaine!

"Voici quelques glaciers suisses du Val d'Hérens (document de L. Hulot in A. Bezinge, RGA n°4, t.88, 2000) où l'on voit très nettement que les glaciers, depuis les années 60, ont subi un coup d'arrêt.

 

Suite : Les cyclones

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